les ecussons de la BF de Lons le Saunier
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Percussions

Les instruments de percussions sont certainement les plus anciens. Il est probable que le rythme a précédé la mélodie. Ils ont un gros avantage, ils sont en général plus faciles à construire. Autrefois, ils servaient de moyen de communication (tam tam), tambours à bord des bateaux ou sur les champs de bataille. Partout, ils rythment l'effort, aussi bien celui des rameurs sur les galères, que la marche du fantassin. Il est difficile de se rendre compte, de nos jours, de l'influence qu'avait le tambour dans l'armée française. Un anglais disait que crever nos tambours serait plus efficace que de nous couper de nos approvisionnements ! Nous allons voir, aussi, plus loin, l'influence des timbales.

Mais, il ne faut pas perdre de vue que les percussions sont aussi festives et qu'elles existent sous des formes très diverses dans toutes les civilisations. Dans la plupart des musiques des sociétés primitives et des civilisations non européennes, les instruments à percussion ont toujours tenu une place importante. Au contraire, en Europe, la musique "savante" les a très longtemps tenus en dédain. On ne s'intéressait qu'aux instruments émettant des sons de "hauteur déterminée".

Cependant quelques compositeurs les utilisaient, mais on n'en parlait pas. Il faut attendre le XVII° siècle pour les voir seulement désignés et étudiés dans la théorie musicale.

En 1843, dans son grand Traité d'instrumentation et d'Orchestration modernes, Berlioz consacre un important chapitre aux instruments à percussions. Cependant la classification qu'il en fait est bien pauvre. Il faut mettre à son actif une phrase révolutionnaire :

Tout corps sonore mis en œuvre par le compositeur est un instrument de musique.


Cette phrase est une ouverture sur les compositions les plus modernes. Dés 4000 ans avant Jésus Christ on a des témoignages iconographiques qui permettent de se rendre compte de la facture avancée des sistres, crotales, cymbales et tambours sur cadres gigantesques. Cela dans les civilisations préhellénique, hittite, égyptienne, grecque, étrusque et romaine. Nous n'aborderons pas la classification de ces instruments, car, même de nos jours, les auteurs ne sont pas d'accord entre eux !

Une des causes de cette non-classification est leur très grande variété. Pour vous en convaincre, on intègre cette vidéo qui met en valeur :

La grace d'une boléadora : Patricia Van Cauwenberge, de la compagnie Zacatan,

et le son du cajon, la grosse boite, que certains batteurs emportent quand ils doivent voyager léger.




Membranophone

Le Tambour :


Ancienne Darbouka turque, provenant d'Anatolie
Ancienne Darbouka turc,
provenant d'Anatolie
Le tambour est un instrument très ancien, on connaissait des tambours en terre au néolithique. On en trouve encore dans certain pays, pour preuve cette sorte de Darbouka en provenance de Turquie (Anatolie). On fabrique, encore, à l'heure actuelle de très belle darbouka, par exemple au Maroc.
Dans les sociétés dites "primitives", le tambour a le plus souvent un rôle religieux. Il est , par exemple, omni-présent dans les cérémonies chamaniques.
Le tambour cylindrique en bois serait originaire de l'Inde et aurait pénétré en Europe avec les sarrasins. Dans la Chanson de Roland, on parle des tambours de Marsile. Il était aussi connu très tôt en Amérique.

Il serait rentré en France en 1347, lors de l'entrée à Calais du roi Edouard III. Il ne semble pas avoir eu des emplois militaires à l'époque dans notre pays. Par contre les troupes suisses l'utilisaient et comme ces mercenaires se louaient à tous, le tambour a, très vite, été adopté par toutes les armées. Il est officialisé dans l'armée française par une ordonnance de François I° (d'où son nom de Tambour d'ordonnance).

La première méthode de tambour connue, accompagnée de notations écrites, parut en France en 1589 (Thoinot Arbeau). Au XVII°, l'art du tambour se développe en France. Par exemple, Lully composa des batteries qui nous sont connues par le recueil de Philidor. (voir la page consacrée à la notation musicale)

Napoléon créa des écoles de tambours dans les régiments. Il commanda des batteries, soit pour servir dans l'ordonnance des régiments, soit pour honorer certains faits d'armes. On peut citer la batterie dite des éclopés, qui servait à "entraîner les meurtris et les éclopés" lors des longues marches ou la batterie d'Austerlitz. Il soigna aussi les uniformes de ses tambours.:

De nos jours, des compositeurs modernes créent des pièces pour le tambour soit solo, soit comme instrument d'accompagnement.

Il n'y a pas encore longtemps, dans beaucoup de villages, le garde parcourait les rues pour faire les annonces, alertant ses concitoyens d'un roulement de tambour. Et quand il ne savait pas rouler, on lui donnait un tambour de manchot, l'idée n'était pas neuve, Léonard de Vinci......

Le tambour avait aussi des utilisations utilitaires et civiles. De nos jours, il est toujours présent lors des cérémonies patriotiques du souvenir aux monuments aux morts, en compagnie des clairons. Il conduit les défilés avec les marches tambours ou avec l'ensemble de la Batterie Fanfare.

Mais il participe aussi aux fêtes, soit seul, soit avec les autres percussions ou en compagnie de l'orchestre au complet.

Seul, il faut avoir vu et entendu des ensembles comme les tambours de l'Odyssée, pour se rendre compte de ses possibilités aussi bien musicales que visuelles.

En compagnie de l'orchestre, les exemples sont si nombreux qu'on ne sait lequel citer.

Comment est fait un tambour ?


Quand on parle, en France, de Tambour on entend, en général, un instrument proche du tambour militaire dit d'ordonnance. Il se compose d'un cylindre dit fût avec à chaque extrémité une peau.

La peau sur laquelle on frappe, dite peau de frappe, est plus épaisse que l'autre, qui est dite peau de timbre. Sur cette dernière sont tendues de 2 à 6 cordes formant le timbre. Sous la peau de frappe on tend souvent un tissu pour améliorer le son.

Les peaux sont fixées à des cercles qui se glissent autour du fût. Ce sont de nos jours des cercles métalliques. Dessus viennent s'appuyer pour assurer la tension deux autres cercles, le plus souvent en bois. Le cercle de timbre doit être percé pour permettre le passage de ce dernier. Le son obtenu dépend de trois facteurs :

Le type de l'instrument, que le musicien ne peut faire varier. Les caisses allongées donnent des sons un peu plus graves, plus "profonds".

La tension des peaux, plus la peau est tendue, plus le son est aigu.

La tension du timbre.

Tension des peaux:



Autrefois les peaux étaient en véritable peau. Pour les mettre en place, on les faisait tremper dans de l'eau. Cela les rendait très souples. On posait la peau bien à plat sur la table et on mettait dessus un cercle en bois d'un diamètre un peu supérieur à celui du fût. On faisait passer le surplus de la peau qui était à l'extérieur à l'intérieur en recouvrant le cercle. Puis, avec le dos d'une petite cuillère, on glissait ce surplus sous le cercle, qui se trouvait pratiquement entouré de peau.

Si vous êtes intéressé par ce sujet, je vous conseille d'aller sur le site de Philippe VIGNON.

Les peaux naturelles présentaient l'inconvénient de se détendre sous la pluie et le tambour était inutilisable. De plus si, par inattention, on plaçait un tambour avec ses peaux mouillées près d'une source de chaleur, la peau se tendait à un tel point qu'elle éclatait avec un bruit de tonnerre.



Maintenant, on livre des peaux en plastique assujetties à un cercle en aluminium. Les peaux sont mises en place sur le fût. On place par-dessus le cercle en bois. On ne craint plus la pluie. Ces peaux en plastique sont apparues vers 1960. Les deux cercles en bois sont tirés l'un vers l'autre : soit par des tiges en fer, soit par des cordages dont la tension est réglée par des tirants en cuir, les tiges métalliques peuvent être remplacées par des tiges plus courtes tirant sur des sortes d'écrous fixées au fût. Certaines de ces coquilles ont le désavantage de blesser la jambe lorsqu'on marche.

Photos montrant comment la peau d'un tambour est tendue
Photos montrant comment la peau d'un tambour est tendue

Tension du timbre :



Sur les anciens tambours, la tension du timbre était obtenue par une simple molette filetée. Il fallait visser et dévisser, si nécessaire, entre deux morceaux, avec les problèmes de réglage du timbre. On pouvait mettre une cale sous le timbre pour le rendre sourd, mais le son était moins bon.

Photos montrant comment le timbre d'un tambour est tendu
Photos montrant comment le timbre d' un tambour est tendu

Si vous vous intéressez particulièrement au tambour, le site des Tambours de Gille donne beaucoup de renseignements techniques sur les peaux, les fûts, les accessoires.


Les baguettes :



On a peu de renseignements sur les baguettes anciennes. Il faut dire qu'il n'y avait aucune harmonisation, ni production de masse. On ne peut que signaler les conseils de Mersenne, dans l'Harmonie Universelle, en 1636.

Texte de Mersenne sur les baguettes
Texte de Mersenne sur les baguettes


On peut aussi se reporter à des gravures représentants des tambours. On remarque que la manière de porter la caisse et de tenir les baguettes est bien différente de la notre aujourd'hui. Par exemple, voici une gravure de l'époque de Louis XIV, frontispice d'une pièce de Georges de Scudéry.

Frontispice d'une pièce de Scudéry, montrant un tambour et ses baguettes
Frontispice d'une pièce de Scudéry, montrant un tambour et ses baguettes


On commence a avoir plus de renseignements à l'époque de Napoléon avec le Manuel d'infanterie de 1813.

Texte relatif aux baguettes dans le Manuel d'infanterie de 1813
Texte relatif aux baguettes dans le Manuel d'infanterie de 1813


Ce type de baguettes se retrouve jusqu'au milieu du 20° siècle. On peut en voir dans de nombreuses mairies, baguettes de pompiers, souvenirs des anciennes compagnies.
Texte de Anciennes baguettes
Anciennes baguettes


Dans la deuxième partie du 20°siècle, les baguettes vont maigrir. Des armées de l'Air, encore en ébène, avec virole, pèsent encore 110g, les premières Robert Goutte, autour de 80g, les dernières de Manu Jay, 10 à 15g de moins.

Ce qui est important, c'est que la diminution du poids s'accompagne d'un déplacement du centre de gravité vers l'olive. Cela a deux conséquences : la force de frappe est maintenue et le rebond est moins important. On peut penser que cette évolution est la conséquence de l'augmentation de tension des peaux, surtout depuis l'apparition des peaux en plastique. En effet, ces dernières, en général très tendues, font rebondir fortement les baguettes qui deviennent difficiles à contrôler.



Les timbales

Cavalerie



Les timbales à cheval, carrousel de Louis XIV
Pour voir
Les timbales à cheval,
carrousel de Louis XIV
Timbalier à cheval, époque Napoléon
Timbalier à cheval, époque Napoléon


C'est un instrument de percussion formé de deux cuves semi-hémisphériques en métal. Ces cuves sont recouvertes d'une peau sur laquelle on frappe avec des baguettes. La peau est assujettie par un cercle métallique et la tension est réglée par des clés à vis. C'est la description des timbales de cavalerie.

On connaît des timbales dont le fût est en bois, d'après l'encyclopédie des instruments de musique, chez Gründ, elles sont anciennes et proviendraient le plus souvent de couvents. Ci-dessous une timbale en bois, fabriquée comme un tonneau, aux USA, dans la région de New York, vers 1890.

Ancienne timbale en bois, mausé Saint Boniface, Manitoba, Canada
Timbale en bois, diamètre : 70 cm,
Musée Saint Boniface (Manitoba, Canada)


Le mot timbale vient de l'arabe "thabal". En effet, au début du Moyen-Age, les timbales étaient en usage dans les armées orientales, et dans la vie civile par exemple pour célébrer le Ramadan (Irak, 13° siècle). Les occidentaux préféraient les instruments à vent. D'après Joinville, l'armée chrétienne est frappée par le terrible bruit fait par ces instruments. Les Croisés furent séduits par ces timbales qui se jouaient par paire à dos de cheval ou de chameau, en plus, elles sont décoratives dans les défilés.

Introduits dans les armées européennes, les timbaliers sont considérés comme des officiers. Dans ses mémoires Sully se fait une gloire d'avoir, étant très jeune, fait un timbalier prisonnier. Après une bataille on présente au roi les drapeaux, les canons pris à l'ennemi, mais aussi les timbales (tableau de la bataille de Fontenoy : le Maréchal de Saxe présente à Louis XV les trophées dont une magnifique paire de timbales prise aux Anglais).

Au 18° S, le caractère "glorieux" des timbales disparaît. Mais on peut encore en admirer quand la Garde Républicaine défile.

Mais les uniformes des timbaliers ont toujours été splendides.

Les timbales modernes

Les timbales modernes peuvent être accordées. Une pédale permet au musicien de faire varier la tension de la peau et donc la note émise. De plus on en utilise de plusieurs diamètres, ce qui augmente la diversité des sons.

Au temps de Louis XIV, on écrivait des pièces pour timbales seules. De nos jours, on les utilise comme instruments d'accompagnement, en leurs confiant parfois des solos. Le plus souvent, le son profond et puissant des timbales souligne un moment solennel ou l'annonce.

Dans "Écho du château", "Légende Orientale" et "Témoignage", André Souplet utilise parfaitement ce caractère solennel des timbales dans des pièces écrites pour Batterie Fanfare.

L'animation ci dessous figure la propagation de l'onde de choc causée par l'impact de la mailloche sur la peau, elle est placée ici pour signaler le site où on l'a empruntée. Sur ce site Interstices, on trouve une étude sur la production du son dans et hors des timbales. Il s'agit de calculs informatiques couplés à des observations pratiques. On est à la limite de la musique, mais cela peut ouvrir des horizons.

Animation montrant la propagation de l'onde sur la peau

La simulation ci-dessus montre le mouvement de la membrane d'une timbale pendant dix millisecondes après l'impact de la mailloche. Les couleurs représentent le déplacement de chaque point par rapport à sa position d'équilibre (de - 0,25 millimètre en bleu à + 0,25 millimètre en rouge).
Images : A. Chaigne, P. Joly, L. Rhaouti / Arghyro Paouri



Grosse caisse :

Grosse caisse   à bord clouté, Sumer XXII av J.C.Art néo-sumérien Grosse caisse suspendue chez les Incas
Grosse caisse   à bord clouté, Sumer XXII
av J.C.Art néo-sumérien
Grosse caisse suspendue chez les Incas


Les tambours de large diamètre n'apparaissent que tardivement en Europe : il faut en effet maîtriser la technique permettant de courber une longue planche en bois. On utilisait surtout le hêtre, parfois l'orme. Ils semblent complètement ignorés par l'iconographie ... si ce n'est une fresque du XV° s.


fresque du XV°, avec Grosse Caisse


On peut admirer cette fresque du XV° s dans :
l'Église Saint Martin des LOGES
Coudrecieux (Sarthe)
. Église en restauration
Association "les amis de l'église des Loges"
Petite rivière Les Loges
72440-Coudrecieux



C'est le plus gros des instruments à percussion du genre tambour. En formation d'orchestre, on le pose sur un chevalet. Dans les défilés, il est suspendu, par un harnais, au musicien (mal au dos : s'abstenir, surtout avec la caisse en cuivre de la photo en bas à gauche !).

On frappe la grosse caisse avec une ou deux mailloches garnies d'un tampon de liège ou de feutre. En batterie, on la joue grâce à une pédale.

On connaissait la Grosse Caisse dans l'antiquité et en amérique, comme le prouvent les documents ci dessus.



Grosse Caisse sur chevalet
Grosse Caisse sur chevalet
Grosse caisse sur une chaise !
les Présidents
sont souvent fatigués !
Le chevalet est très pratique en concert, mais quand on l'a oublié une chaise sert de dépannage. De plus, sur cette dernière le musicien peut se reposer quand il est fatigué.








Petits tambours portés dans le dos par un adjoint
Musicien aidé par un porteur
qui a les tambours attachés dans le dos
1340
Porteur de tambours
Danse des bergers
Heures de Jeanne de Navarre
vers 1336-1340, B.N.


                     
Si vous avez la curiosité de visiter le site des Tambours de Gille, vous verrez que le joueur de grosse caisse ne porte pas son instrument. Il y a un porteur qui le précède. Ils font la supposition que les grosses caisses, autrefois, étaient beaucoup plus grosses qu'aujourd'hui et qu'un musicien portant son instrument n'aurait pas vu ou il allait. C'est peut être vrai, mais en voyant les deux reproductions, on peut se demander s'il ne s'agit pas d'une tradition très ancienne, n'ayant rien à voir avec la taille de l'instrument.



Les Congas :

Batterie FAnfare :Joueur de congas
Pierre Melot jouant des congas

tambours d'origine afro-cubaine. Ce nom viendrait d'une danse cubaine à deux temps. Ce rythme date de 1550. Les esclaves cubains peuvent alors se réunirent pour la Fête des Rois. Ce rythme est encore joué dans les carnavals à Cuba. En 1940, on les introduit dans le rythme guaguanca, une forme de rumba, cela préfigure la salsa.

Les congas mesurent près de 1 m de haut, avec un fût plus étroit à la base.

On frappe la peau avec les mains de différentes manières, ce qui change le son produit. Ces instruments sont aussi nommés à Cuba : tambour congos et tumbadoras. On nomme tumbas les grosses congas.

Bongo :

Bongo
Bongo


cet instrument est d'origine latino américaine, ce qui explique son nom espagnol. Il s'agit de deux petits tambours fixés l'un à l'autre. Le rôle du bongo est semblable à celui des congas, la puissance en moins.




Caisse Claire :

(dite aussi tarole, caisse roulante ou caisse plate)


comparaison de la taille d'une caisse claire et d'un tambour
comparaison de la taille
d'une caisse claire et d'un tambour
C'est un petit tambour, son fût est bien plus court que celui d'un tambour actuel, comme le montre la photo à gauche. Les peaux de la caisse claire sont toujours très tendues, ce qui lui donne ce son clair. De plus, elle est presque toujours équipée d'un timbre métallique.

Batterie FAnfare :caisse claire sur pied
caisse claire sur pied





Elle est utilisée sur pied en concert. Mais elle peut être portée, de deux manières, lors des défilés : fixée sur un harnais rigide, elle est à plat devant le musicien qui tient ses baguettes comme un batteur, ou portée comme un tambour.



Vue du timbre métallique
Vue du timbre métallique



vieille caisse claire avec genouillère de stabilisation
Vue de la 'genouillère'
La vieille caisse claire en cuivre est équipée, en bas, d'un dispositif la calant sur la cuisse, ce qui assurait sa stabilité, quand on la portait comme un tambour.

On considère souvent la caisse claire comme le tambour militaire allemand.

Sous Napoléon, la caisse claire était un tambour de fût plus long que le tambour "normal" et de petit diamètre de peau, ce qui lui assurait un son "clair".




Tom-Tom ou Tom:

batterie fanfare : Tom sur pied :
Tom sur pied
tri toms
tri toms

                                                               
Il s'agit de tambours à une peau. Les plus petits donnent des notes aiguës, mais relativement feutrées. Les plus grands résonnent dans les graves. On joue des toms en les frappant, soit avec des mailloches, soit avec les mains. On les utilise surtout comme partie de la batterie, mais aussi en groupe dans certaines pièces de percussion pure. Pour les défilés, on peut utiliser un harnais supportant deux ou trois petits Toms, parfois cinq.



La Batterie :

batterie
Batterie
Il ne s'agit pas vraiment d'un instrument, car c'est un ensemble d'instruments disposés de telle manière qu'un musicien seul puisse en jouer. Et pourtant, c'est bien un instrument à part entière, car il y a un musicien hautement spécialisé qui en joue.

En effet le batteur, dans nombre de pièces musicales, joue un rôle de chef d'orchestre. C'est lui qui donne le tempo. Il lui faut jouer de plusieurs instruments à la fois, sur des rythmes différents. Il doit donc avoir une parfaite coordination de ses gestes, car, en plus, ces rythmes sont souvent très rapides.

La composition de la batterie n'est pas définie. On peut dire qu'il y a des instruments de base : une grosse caisse, deux petits toms sur la grosse caisse, un gros tom, une cymbale charleston et, souvent deux autres cymbales. Mais, suivant les besoins, mais aussi de la technique du batteur, on en ajoute, par exemple : une deuxième grosse caisse, une pour chaque pied, d'autres cymbales, etc.